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Une gestion différente de l’Espace public

Le fauchage au bord des routes n’est pas modifié par la gestion différenciée. Comme l’an dernier il y aura deux passages à chaque endroit. Comme l’an dernier également, le premier passage sera terminé pour la fin du mois de juin.

Pour des raisons évidentes d’efficacité, notre entité est divisée en 8 zones, et ces dernières sont fauchées les unes après les autres par nos trois faucheuses. L’ordre de fauche de ces zones est modifié chaque année afin de ne pas toujours commencer et terminer par les mêmes.

Seule la largeur de la fauche a été réduite à certains endroits, mais le minimum est toujours d’un mètre à partir du bord de la route, ce qui est largement suffisant. Cette mesure permet simplement une meilleure efficience dans l’organisation de nos services.

gestiondifferenciee3Depuis presque 10 ans, de manière progressive, le Service Espaces verts a adapté ses méthodes d’entretien pour anticiper, se préparer et suivre les évolutions des législations concernant les pesticides.

Ainsi, les massifs de plantes annuelles, sont transformés et aménagés de manière durable avec des plantes vivaces, des arbres et arbustes ou des bulbes.

Des prairies fleuries sont semées et nous gratifient de leur diversité durant plusieurs saisons. Le paillage et l’utilisation de plantes couvre-sol facilitent et diminuent le désherbage. Les techniques alternatives de désherbage (eau chaude, flamme, brosses) sont mises en oeuvre et remplacent les herbicides.

Depuis le 1er juin, tout usage des pesticides dans les espaces verts communaux, et donc aussi dans les cimetières, est formellement interdit.

Nous sommes prêts pour ce changement !

gestiondifferenciee1Chaque espace vert sera maintenant entretenu en fonction de son utilisation et sa localisation. C’est ce qu’on appelle en langage « jardinier » : la gestion différenciée.

Des espaces autrefois tondus comme des terrains de golf laisseront place à plus de biodiversité. La tonte régulière sera remplacée par l’une ou l’autre fauche permettant l’apparition de nouvelles plantes et de toute une vie sauvage associée.

Tout bénéfice pour les pollinisateurs dont le déclin est visible chaque jour.

Mais gestion différenciée ne rime pas avec abandon.

Nos passages seront toujours aussi réguliers et les espaces utilisés régulièrement entretenus avec soin.

La gestion différenciée permet aussi de gagner du temps pour certaines tâches, et de réallouer nos moyens dans de nouvelles activités.

En période d’assainissement financier, c’est aussi une réponse aux défis du futur.

Formés à la gestion différenciée

gestiondifferenciee2Le personnel du Service Espaces verts s’est mis « au vert » durant 2 jours pour se familiariser avec les changements législatifs et ses conséquences sur les techniques de travail.

Chacun a pu réfléchir sur les changements à apporter et partager ses idées.

Adalia 2.0, association wallonne qui accompagne citoyens et communes vers le « zéro phyto » a sensibilisé le personnel des Espaces verts.

Que dit exactement la loi ?

Peut-on encore pulvériser chez soi ? A quel endroit ? Quels produits sont interdits d’utilisation ? Lesquels ne peuvent plus être vendus ?

Face aux nouvelles législations concernant les produits phyto, les citoyens ne savent pas toujours ce qu’ils sont autorisés à faire ou non.

gestiondifferenciee4Les réponses à toutes ces questions se trouvent dans le PWRP, le Programme Wallon de Réduction des Pesticides. Il s’agit de la transposition, au niveau de la Région wallonne, d’une Directive européenne (2009/128/CE) qui vise une utilisation des pesticides compatible avec le développement durable.

L’objectif final est d’atteindre le « zéro pesticide » dans les espaces publics pour juin 2019.

Les mesures prises dans ce programme concernent aussi bien les agriculteurs, les communes, que les professionnels de l’entretien des espaces verts. Et le particulier est aussi concerné par cette législation.

Mon trottoir sans pesticides

gestiondifferenciee5Rédigé par l’asbl Adalia 2.0
Depuis juin 2014, la pulvérisation des surfaces imperméables reliées à un réseau de collecte des eaux (égouts, filets d’eau) est interdite.

Autrement dit, il n’est pas autorisé de traiter chimiquement son trottoir ainsi que des surfaces comme une terrasse, une pente de garage ou une allée, si celles-ci sont reliées à un réseau de collecte. Ces mesures visent à protéger notre ressource en eau.

Depuis juin 2017, l’utilisation de produits phytopharmaceutiques contenant du glyphosate est interdite en Wallonie.

Cette interdiction a mené à une situation un peu floue : il était ainsi, pour les particuliers, possible d’acheter ce type de produits, mais interdit de les utiliser, et ce uniquement en Wallonie.

Cela était dû aux différents domaines de compétences entre les gouvernements régionaux et le fédéral.

gestiondifferenciee6Mais la situation est plus claire à présent : depuis le 6 octobre 2018, l’ensemble des herbicides totaux de synthèse (herbicides qui détruisent toutes les plantes sans distinction et notamment le glyphosate) sont interdits par le gouvernement fédéral, tant à la vente qu’à l’utilisation.

Et depuis cette année, la législation prévoit une interdiction de vente des herbicides sélectifs de synthèse (qui laissent pousser le gazon, mais détruisent les autres plantes).

Vous êtes en possession de ce type de produits ? Il vous reste moins d’un an pour les utiliser.

Passé le 31 décembre 2019, plus aucune utilisation ne sera tolérée.

Si vous souhaitez déjà vous débarrasser de votre stock, sachez que les parcs à conteneurs sont équipés pour réceptionner les contenants de produits pesticides, même encore remplis.

Comment entretenir mon trottoir alors ?

Avant de s’acharner contre ces plantes indésirables, peut-être faut-il se demander si une lutte est vraiment nécessaire !

L’enherbement préventif est une méthode qui consiste soit à laisser se développer l’herbe de manière naturelle soit à faire un semis dans le gravier ou la dolomie.

Dans ce cas, veillez à choisir un mélange spécifiquement adapté pour ce type de sol.

Une tonte régulière (mais pas trop courte pour éviter les projections de graviers) de cette nouvelle pelouse vous permettra d’obtenir un excellent résultat.

Vous pouvez utiliser les binettes, rasettes et autres couteaux dans les pavés et les graviers. Cette méthode, bien qu’un peu fastidieuse, est très efficace et écologique.

Les désherbeurs thermiques disponibles en jardinerie permettent de brûler la plante mais pas les racine. L’opération doit donc être répétée régulièrement. Mais le nombre de passages sera réduit si l’on agit sur une jeune plante.

Pour les petites applications, une casserole d’eau chaude donnera le même résultat.

Des plantes couvre-sol (Ajuga, Cerastium, Euonymus, Géranium par exemples) peuvent aussi être utilisées. Elles se développent peu en hauteur mais couvrent facilement et densément une surface laissant ainsi peu de place pour les plantes indésirables.

On choisira une plante adaptée à la situation ( www.ethgx.be/couvre-sols ).

ATTENTION !

Si l’on voit passer beaucoup de recettes « maison » à base de vinaigre et de sel, l’usage de ces substances est en fait proscrit ! Sel et vinaigre, ainsi que l ’eau de Javel, sont nuisibles pour le sol et les eaux de surfaces et souterraines.

Voici la version pdf de ce contenu