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Sélection de Patrick - Semaine Erothèque

Francis, le narrateur, est un écrivain sur le déclin qui a connu son heure de gloire, mais qui peine à revenir sur le devant de la scène après le drame qui a bouleversé sa vie : la mort de sa femme Edith et de ses enfants dans un accident d'avion. Il compense son échec par le sexe parfois à outrance. Il est chargé par son éditeur de veiller sur Patrick, jeune prodige de la littérature et virtuose de l'écriture pornographique. Ils vont devenir amis malgré leur différence d’âge. Autour d'eux, gravite le milieu parisien des agents, des éditeurs et des critiques aux intérêts exclusivement financiers.

Vers chez les blancs est également un roman pornographique assumé avec des passages sexuels voire très sexuels. Mais sous un style complètement décalé et drôle, c'est surtout un Djian mélangeant tendresse, colère et une sacrée dose de dérision.

 

J’ai aimé ce roman pour la richesse des personnages et l’intelligence de la construction. Philippe Djian tresse, comme dans ses autres bouquins, les différents thèmes de son ouvrage avec finesse : le deuil, l’amitié entre hommes, l’amitié hommes/femmes, les rapports écrivains/éditeurs/critiques littéraires, la sexualité dans notre société judéo-chrétienne, les rapports entre l’écriture et la vie… Il crée un univers très personnel, unique, complexe, dans lequel ses fantasmes se mêlent à sa réflexion sur l'écriture. Je vous préviens, c’est trash, c’est cru, et c'est extrêmement bien écrit ! Un incontournable de Philippe Djian !

 

    « Olga était la cause d’un rêve absurde que je faisais quelquefois : j’étais un petit homme des bois, d’une vingtaine de centimètres et j’avais installé mon campement entre ses jambes. Je rabattais ses grandes lèvres sur mes épaules et jouais des coudes pour m’installer confortablement. An matin je m’étirais, le corps luisant, les cheveux collés sur le crâne, heureux et titubant dans une odeur de marée revigorante… »

 

Philippe Djian « Vers chez les blancs »