Abattoir d’Ath : sérénité et pérennité, les axes clés de la transmission de cet outil
Depuis de nombreuses semaines, la Ville d’Ath travaille à la transmission durable de son abattoir au secteur privé.
Au-delà de son déficit, que la situation financière de la Ville ne permet pas de supporter, l’Abattoir communal d’Ath a une véritable portée régionale, et est même le premier abattoir wallon pour le secteur ovin. Il est également devenu un outil local très important pour les circuits courts.
Le fait qu’il soit communal (public) le prive de subventions réservées aux abattoirs privés, et lui ajoute par ailleurs des règles de gestion plus strictes qui ne sont pas en adéquation avec les nécessités du secteur en termes de souplesse et réactivé.
Ce sont ces aspects qui ont permis d’envisager sa reprise par le secteur privé. Dans cette démarche, la Ville d’Ath a souhaité collaborer avec les Parc Naturel du Pays des Colline et des Plaines de l’Escaut, et un consultant externe du secteur (qui ont participé à la création de Wapicowp) afin de maximiser les chances de réussite de l’opération.
Il en ressort après consultation des éleveurs, clients, candidats repreneurs potentiels… que le scénario idéal de reprise soit sous la forme d’une coopérative.
C’est donc en ce sens que la Ville d’Ath, qui investira encore environ 140.000€ dans les semaines à venir afin de faciliter le renouvellement du permis d’environnement, avance résolument vers une solution pérenne pour son abattoir. C’est pour cette raison qu’elle a notamment mis en place un système de co-gestion constitué du directeur actuel, d’un membre du Parc Naturel du Pays des Collines, et d’un membre de la future coopérative en vue d’une transition la plus sereine possible.
Restera alors à persévérer dans la concrétisation juridique de ce projet, planifiée d’avril à juin, pour que la Ville d’Ath transmette officiellement l’outil à la coopérative le 1er juillet prochain.